| Batcave |
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| Écrit par Viking | |
| Jeudi, 06 Novembre 2008 11:58 | |
Le Batcave :Club londonien et style musical rock.Puisque groupes gothiques il y a, il leur faut un point de ralliement, une scène où s'exprimer et s'exhiber, un lieu de rencontres pour les premiers fans.Ca tombe bien:Voilà qu'en juillet 1982 débarque à Londres, la batcave, une soirée hebdomadaire organisée par Ollie Wisdom, le chanteur des Specimen. Pas de vocation gothique particulière au départ pour la Batcave, même si tout son décor (cuir, murs couverts de résille et de dentelle, clins d'oeil aux vieux films d'horreur,et danseuses en cage pour la touche fétichiste) correspond à l'archétype du goth qu'on peut voir aujourd'hui.Mais avant tout, la Batcave est une réaction contre le coté commercial du mouvement néoromantique, une énième dérive du punk dans laquelle se sont engouffrés les poseurs qui s'entassaient au Blitz, sorte de façade fshion sans fond, émaillée de fautes de goût impardonnables du genre froufrous partout,Knickers pour les garçons et pop fadasse calibrée pour les charts.Initialement, Wisdom pense aussi organiser des soirées à thème avec du cabaret, du catch, des projections de films, etc. Et, chaque mercredi,dans une rue débouchant sur Carnaby Street, des excentriques de tout genres ( pospunks à divers stades d'évolution, rockabillys, émules du look Siouxsie-Cure et nostalgiques de Ziggy Stardust ) convergent pour écouter les sélections éclectiques du DJ Hamish MacDonald, allant de Sweet à T Rex, coté glam, à du vieux rock' n' roll millésimé en passant par des nouveautés comme les Cocteau Twins ou killing Joke.La queue devant ce club de strip-tease datant des années 1930 s'étend sur plusieurs centaines de mètres dès l'inauguration, phénomène qui intrigue vite la presse branchée, d'i-D à The Face. Pour définir la clientèle de la Batcave,leurs journalistes parlent alors de nouveaux Punks, voir de "positive punks" le terme de "gothique" ne s'appliquant encore qu'à la musique.Contrairement aux clichés qui commencent à circuler à l'époque, le club n'a rien de glauque, et l'ambiance frôlerait presque le festif puisque la clientèle vient pour danser ou voir les Specimen ou leurs copains. Quelques mois après son ouverture, la soirée Batcave et son DJ partent en tournée dans toute l'Angleterre et se font héberger dans des clubs de Manchester, Leicester, Sheffield, Birmingham ou Liverpool.Mais il n'y a pas que le clubbing, surtout pour les suiveurs de ce mouvement.Littérature, religion,occulte et art en général se greffent vite à la musique.personne ne sait vraiment comment les fans des groupes en noir se sont soudain pris de passion pour la littérature romantique anglaise ou allemande du XIXème siècle. besoin d'approfondir les paroles introspectives et la poésie tourmentée (plus ou moins réussie ) de groupes comme The Mission ou Sisters of Mercy? Confusion entre l'étiquette gothique placardée sur le nouveau genre et sur les oeuvres de Mary Shelley et Bram Stoker? Humeur sombre, semblable à celle des jeunes Werthers qui souffaient déjà, une centaine d'années plus tôt, et se complaisaient dans le "Sturm Und Drang" Un mélange de tout cela probablement, et une envie de se distinguer des mouvements de masse, très souvent caractérisés par leur récupération commerciale, mis dans une petite case et dénaturés en quelques mois. A l'iverse, le mouvement gothique s'inscrit dans la durée.Ses premiers adeptes dévorent les contes morbides d'Edgar Allan Poe , les aventures de dracula ou de la créature de Frankenstein, s'intéressent aux religions païennes et se construisent leur univers macabre qui les protège des réalités du monde extérieur, bien moins réjouissant. (1 Vote)
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Le Batcave :Club londonien et style musical rock.
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